Basket 3x3

Alex Vialaret : « On arrive avec plus de sérénité »

Par Tom Thuillier|Aujourd'hui
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Après une première saison de structuration, Bordeaux 3x3 vise plus haut sur le circuit World Tour. Alex Vialaret revient sur les ambitions du groupe, la montée en puissance collective et les enjeux d’une saison dense.

À l’aube de ce premier Challenger de la saison à Hengqin (Chine), dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle saison internationale ?

On est tous super excités de démarrer. Déjà parce qu’on repart sur le circuit World Tour, mais aussi parce que ça marque le retour de Paco (Demazeau) et la fin de plusieurs mois de préparation. On a enchaîné une grosse préparation physique, puis la Superleague Pro pour se mettre en route, donc là on est prêts à basculer sur la scène internationale. Il y a vraiment beaucoup d’envie et de plaisir à retrouver la compétition, surtout sur un Challenger.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

L’objectif est assez simple : faire plus de tournois que l’an dernier. On en avait disputé neuf, donc si on en joue davantage, c’est que l’on aura été performants. Et derrière, ça doit nous permettre de progresser au classement mondial. Si on peut viser un top 20, voire un top 15, ce serait une vraie réussite.

La Superleague Pro a-t-elle été une bonne préparation avant le World Tour ?

Oui, clairement. Ça nous a permis d’avoir du rythme et de la compétition de haut niveau avant d’attaquer le circuit mondial. On a eu un coup dur avec la blessure de Paco malgré une grosse performance à Toulouse, mais ça nous a aussi permis de découvrir Tijian (Mammone), qui a intégré le roster depuis. Au final, on a montré de belles choses, même si on échoue en quart sur la dernière étape. On a validé pas mal d’éléments collectivement, ce qui nous donne plus de sérénité et de confiance avant d’attaquer la saison.

On sait que la saison internationale est longue et met les organismes a rude épreuve, comment avez-vous construit votre effectif pour y faire face ?

On part avec une base stable, le même groupe que celui qui a terminé la saison dernière avec Eddy Steiner, Emmanuel Monceau, Paco Demazeau et moi. Antoine Eito va nous rejoindre après sa saison de 5x5. On garde aussi de la flexibilité avec des joueurs qui peuvent compléter le roster, des profils plus expérimentés comme Stéphane Gauthier ou Baptiste Oger, mais aussi des jeunes comme Tidjian Mammone qui s’entraînent avec nous au quotidien. C’est important parce que c’est un sport très physique, avec des blessures qui peuvent vite arriver. Il faut être prêt à enchaîner les tournois avec un groupe capable de répondre présent.

Qu’est-ce qui a changé par rapport à l’an dernier ?

L’expérience, clairement. L’an dernier, on était une équipe en construction, avec des joueurs qui n’avaient pas forcément l’habitude de jouer ensemble. On a mis du temps à trouver des automatismes, des repères, à définir les rôles. Aujourd’hui, on a une base beaucoup plus solide. On a pu enchaîner en fin de saison sans changer de roster et ça nous a permis de créer une vraie force collective. On arrive avec plus de sérénité et une vision claire de ce qu’on veut faire.

Le projet s’inscrit aussi dans une logique fédérale car l’ensemble des points remporté par votre collectif participe au positionnement de la France dans la course aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Oui, forcément. On y pense. On est un projet français, avec des joueurs issus de la région Nouvelle-Aquitaine, et ça a du sens pour nous. La performance de l’équipe peut servir la performance fédérale. Gagner des tournois, c’est aussi ramener des points pour la qualification aux grandes compétitions internationales. Et individuellement aussi, performer peut nous crédibiliser en vue d’une place en Équipe de France.

Cela fait maintenant plusieurs années que tu évolues sur le World Tour. Comment évolue le niveau sur le circuit international ?

Le niveau monte chaque année. Les équipes sont de plus en plus fortes, les joueurs aussi, et les places pour les tournois les plus prestigieux deviennent de plus en plus difficiles à aller chercher. C’est un vrai challenge, mais ça nous oblige aussi à nous remettre en question en permanence, individuellement et collectivement. Il faut être capable de répondre à cette exigence.

Un premier déplacement en Chine, cela pose le décor pour la saison ?

Oui, et ça fait partie du jeu. Les longs voyages marquent toujours un peu le début de saison. Ce sont des moments d’équipe importants, où on vit ensemble, où on travaille ensemble. Même si les heures d’avion sont longues, ce sont des expériences fortes. On se retrouve à l’autre bout du monde, dans une autre culture, avec l’objectif de performer. C’est aussi pour ça qu’on fait du 3x3, pour vivre ce genre de moments.

Retrouvez tous les résultats du Challenger de Hengqin en cliquant ici

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