Basket 3x3

Raphaël Wilson : « L'objectif est de construire quelque chose de solide avec Los Angeles »

Par Tom Thuillier|Il y a 3 jours
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Après des passages par Lausanne puis Toulouse, Raphaël Wilson (37 ans, 1,96m) a rejoint cette saison le projet Los Angeles 3x3 sur le World Tour. Le Français revient sur les raisons de ce choix, les ambitions de sa nouvelle équipe et son regard sur la course olympique dans laquelle chaque joueur français engagé sur le circuit international a un rôle à jouer.

Après une saison passée à Toulouse 3x3, tu évolues désormais sous les couleurs de Los Angeles. Qu'est-ce qui t'a convaincu de rejoindre ce nouveau projet ?

J'étais en contact avec eux par l'intermédiaire de Natan Jurkovitz, avec qui j'avais joué à Lausanne. J'avais également d'autres opportunités, mais le projet de Los Angeles était celui qui me parlait le plus, à la fois humainement et sportivement. C'est une équipe qui avait tout à construire. Il y avait une vraie ambition de progression et la possibilité de participer à la construction du projet dès ses débuts. C'est quelque chose qui m'a immédiatement plu.

Quel est le projet derrière cette équipe de Los Angeles ?

L'idée est de bâtir quelque chose sur le long terme. Nous ne voulons pas brûler les étapes. Cette première saison sert à poser des bases solides, à structurer l'organisation et à faire progresser l'équipe dans la hiérarchie mondiale. Lorsque je suis arrivé, nous étions aux alentours de la 40ème place mondiale. Aujourd'hui, nous avons déjà gagné plusieurs places. L'objectif est de continuer à nous rapprocher progressivement du Top 20 ou du Top 25 mondial afin de construire un projet durable.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

Le premier objectif est de continuer à grimper au classement mondial et d'accumuler de l'expérience ensemble. Nous avons déjà montré de belles choses, notamment avec une demi-finale au Challenger de Brasilia. Cela nous a permis de nous qualifier pour le Masters de Marseille, ce qui est une excellente nouvelle pour une équipe encore en phase de construction. Cette année doit nous permettre de poser des fondations solides pour les saisons à venir.

Comment s'organise une équipe dont les joueurs vivent dans différents pays ?

C'est quelque chose auquel je suis habitué. J'ai connu cela à Lausanne comme à Toulouse. Aujourd'hui, nous avons des joueurs basés à Los Angeles, dans le Minnesota, en Belgique et moi en France. Nous nous retrouvons avant les compétitions pour préparer les échéances ensemble et nous restons parfois plusieurs semaines lorsque les tournois s'enchaînent. La cohésion est essentielle en 3x3 mais ce n'est pas uniquement une question de basket. L'aventure humaine est très importante et ces moments passés ensemble permettent de créer cette alchimie indispensable sur le terrain.

Ce sera déjà ta quatrième saison complète sur le World Tour. C'était important pour toi de retrouver pleinement le circuit international ?

Oui, clairement. Lorsque j'étais encore engagé en 5x5, je ne pouvais jouer au 3x3 que durant l'été. Depuis quelques années, j'ai choisi de m'investir pleinement dans cette discipline et j'avais vraiment envie de retrouver un rythme de compétition plus important. L'an dernier, j'avais le sentiment de ne pas avoir assez joué. Cette saison, je voulais retrouver du volume, enchaîner les compétitions et contribuer au développement du projet Los Angeles. C'est aussi un vrai plaisir de retrouver régulièrement les joueurs et les équipes que je côtoie depuis plusieurs années sur le circuit.

En tant que joueur français engagé sur le World Tour, tu participes également à la course olympique de la France. C'est quelque chose d'important pour toi ?

Bien sûr. Tous les points remportés sur le circuit international comptent pour le classement de la France. C'est quelque chose d'important pour mois, j'ai eu la chance de porter le maillot de l'Équipe de France à plusieurs reprises au cours de ma carrière et pouvoir continuer à contribuer aux objectifs du basket français, même à travers mon équipe de club, reste une vraie fierté. Chaque point compte dans la perspective de la qualification olympique et chacun essaie d'apporter sa pierre à l'édifice.

Tu risques de retrouver Toulouse, Bordeaux ou d'autres joueurs français cette saison. Tu attends ces confrontations avec impatience ?

Toujours. J'ai déjà eu l'occasion d'affronter certains anciens coéquipiers cette saison, notamment Lausanne lors du Challenger de Brasilia, c'est forcément particulier. Le monde du 3x3 est relativement petit et on finit toujours par recroiser d'anciens partenaires. Il y a beaucoup de respect entre les joueurs mais une fois sur le terrain, chacun défend ses couleurs. J'ai hâte de retrouver Toulouse, Bordeaux et tous les Français présents sur le circuit. Ce sont toujours des matchs spéciaux.

Vous avez remporté votre billet pour disputer le Masters de Marseille (4 et 5 juillet), j'imagine que jouer proche de chez toi va être quelque chose de spéciale ?

Je suis vraiment très heureux. Je coache des jeunes à Hyères Toulon (HTV) et ils me demandent souvent quand ils pourront venir me voir jouer. Habituellement, les étapes du circuit international sont à l'autre bout du monde. Cette fois, ils vont pouvoir faire une heure de route et assister à un Masters du World Tour. Pouvoir jouer à Marseille devant ma famille, mes proches et mes joueurs, c'est quelque chose qui me tient particulièrement à cœur.

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